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Cette partie concerne les lois auxquelles la caravane doit répondre lorsqu'elle est sur la route et attelée. Pour la partie caravaning/camping proprement dite, voir la page Caravaning (Législation).
Vous vous posez des questions concernant la traction
de votre caravane ou de votre remorque. Vous trouverez sans doute
les réponses sur cette page. Dans le cas contraire, n'hésitez pas à visiter
notre groupe LE
BONHEUR EN CARAVANE ou à en questionner les membres.
Pour pouvoir tracter une caravane, il y a lieu de prendre en
considération 2 choses : la partie législative (Quel
permis pour quel poids ?) et la partie technique (Calculer
votre PMR). En effet, votre permis doit être adapté à l'ensemble que vous
désirez conduire, mais votre voiture doit aussi être techniquement adaptée à
cet usage et pour un certain poids à ne pas dépasser.
Quel permis pour quel poids ?
La législation en la matière est draconienne et il y a lieu d'être en
parfaite conformité avec celle-ci. Dans le cas contraire, vous vous
exposeriez à une lourde amende.
Le poids pris en compte pour déterminer quel permis vous devez détenir
est le PTRA (Poids Total Roulant Autorisé) de l'ensemble roulant,
c'est-à-dire le PTRA de votre véhicule tractant (la tractrice) additionné de
celui de votre caravane.
Le tableau suivant résume le permis nécessaire que vous devez posséder
afin de pouvoir tracter en toute légalité, selon les poids de votre caravane
et de votre tractrice.
Permis BE : depuis le 3 juin 2016, aucun examen
médical n'est plus demandé, aussi bien pour l'obtention de ce permis que pour
son renouvellement. Si vous avez le permis B depuis plus de 5 ans, il
faudra repasser l'examen du Code de la Route.
Formation B96 : comme son nom l'indique, il ne s'agit pas d'un permis proprement dit,
mais d'une formation complémentaire permettant de tracter un peu plus
lourd. Cette formation est payante, bien sûr et nécessite d'avoir obtenu
le permis B au préalable. La mention
additionnelle 96 au permis B est nécessaire
lorsque le PTAC de la remorque est supérieur à 750 kg et que le PTAC de
l'ensemble véhicule + remorque est supérieur à 3 500 kg, mais inférieur
à 4 250 kg. En cas de contrôle par les forces de l'ordre, si
l'addition de la MTAC du véhicule tracteur et du PTAC de la
caravane/remorque dépasse 3.500 kg et que l'indication B96 ne
figure pas sur votre permis de conduire, vous vous exposez à une
amende de 4ème classe (135 €). Il n'y a aucune tolérance. En
outre, votre véhicule pourra être immobilisé immédiatement. Pour obtenir la mention additionnelle 96, il faut suivre
une formation de 7 heures (voir l'article sur
Service-Public.fr) La mention B96 est reconnue au niveau
européen. Cette réglementation est en vigueur depuis 2013 et
s’applique dans tous les pays de l’Union européenne. Voir
article sur notre Groupe Facebook
Calcul de PMR (Poids Maximal Remorquable)
Techniquement, tout véhicule à moteur est limité en traction. Cependant,
ce poids maximal remorquable n'est pas indiqué sur les cartes grises. Pas de
panique ! Il est très facile de le calculer !
Pour cela, il faut prendre en compte les valeurs de masses indiquées sur
la carte grise F.3,F.2 de la tractrice et
F.2 de la caravane (ou remorque). F.2 = Masse en charge maximale techniquement admissible. F.3 = Masse en
charge maximale admissible de l'ensemble en service CEE.
On calcule d'abord le PMR :
PMR = F.3tractrice - F.2tractrice
Attention cependant ! Le calcul de PMR est ce qui est
techniquement possible. Si vous voulez tracter légalement, sans
enfreindre le Code de la Route, il vous faut en plus prendre en compte le
permis que vous détenez.
Si F.3tractrice > 3 500 kg et que vous n'avez que le permis
B, il faut remplacer F.3tractrice par le minimum entre
3 500 et F.3tractrice
De même :
Si 3 5000 kg <F.3tractrice < 4 250 kg et que vous le
permis
B + formation B96, il faut remplacer F.3tractrice par
le minimum
entre 4 250 et F.3tractrice
On fera de même si vous détenez un autre permis, il faudra remplacer F.3tractrice
par le minimum entre le poids maximum que votre permis vous autorise à
conduire et F.3tractrice Si la remorque a une masse supérieure au PMR, il n'est techniquement
pas possible de la tracter (et donc interdit).
Plus "simplement", la formule est donc la suivante :
PMR = Min (F.3tractrice ; PMpermis) - F.2tractrice
Un fichier Excel
vous aidera dans votre calcul CALCUL DE MMRA
Si vous ne possédez pas (encore) de véhicule, vous pouvez consulter les
catalogues, les brochures ou les données techniques du véhicule convoité. Recherchez le
"Poids tractable remorque freinée" qui est le PMR pour lequel le véhicule a
été homologué (remorque freinée sur une pente de 12 %). Plus de
renseignements auprès de votre concessionnaire automobile.
Ce n'est pas parce que
la tractrice peut techniquement et légalement tracter la caravane/remorque
convoitée, que vous êtes autorisé à le faire. Pour cela, vous devez
également posséder le permis de conduire adéquat (voir la section
Quel permis pour quel poids ? ci-avant).
Le poids réel de la caravane ne doit pas
dépasser celui de la tractrice de plus de 30%.
Circulation en zone montagneuse
Lorsque vous circulez en montagne, le poids maximal que vous pouvez tracter doit être diminué. Pensez-y si vous traversez des régions montagneuses ! Le poids maximal remorquable d’un véhicule, tel qu’indiqué par les constructeurs automobiles, est une donnée essentielle pour garantir la sécurité et la performance lors du remorquage. Cependant, cette capacité de remorquage doit être ajustée en fonction de l’altitude à laquelle le véhicule est utilisé.
En effet, à mesure que l’altitude augmente, la densité de l’air diminue, ce qui affecte la performance du moteur. Moins d’oxygène disponible signifie que le moteur ne peut pas produire autant de puissance qu’au niveau de la mer. Pour compenser cette perte de puissance, il est recommandé de réduire le poids maximal remorquable de 10 % tous les 1000 mètres d’altitude. Par exemple, si un véhicule a une capacité de remorquage maximale de 2000 kg au niveau de la mer, cette capacité devrait être réduite à 1800 kg à 1000 mètres d’altitude, à 1600 kg à 2000 mètres, et ainsi de suite. Cette réduction permet de s’assurer que le moteur ne soit pas surchargé et que le véhicule puisse maintenir une performance adéquate et sécuritaire.
Pourquoi est-ce important ?
Lorsqu’un véhicule circule en montagne, ses capacités de traction peuvent être considérablement réduites en raison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’altitude joue un rôle crucial. À mesure que l’on monte en altitude, la densité de l’air diminue, ce qui réduit la quantité d’oxygène disponible pour le moteur. Cela peut entraîner une perte de puissance, car le moteur ne peut pas fonctionner à son rendement optimal. Ensuite, les pentes abruptes et les virages serrés des routes de montagne exigent davantage de la transmission et des freins du véhicule.
La gravité agit contre le véhicule lorsqu’il monte, nécessitant plus de puissance pour maintenir la vitesse. De plus, les descentes peuvent solliciter excessivement les freins, augmentant le risque de surchauffe et de perte d’efficacité. Les conditions météorologiques en montagne peuvent également affecter la traction. La neige, la glace et la pluie peuvent rendre les routes glissantes, réduisant l’adhérence des pneus et augmentant le risque de dérapage. Il est donc essentiel d’utiliser des pneus adaptés et de conduire prudemment dans de telles conditions. Enfin, le poids du véhicule et sa répartition peuvent influencer ses capacités de traction. Un véhicule lourd ou mal chargé peut avoir plus de difficulté à monter des pentes raides ou à maintenir la stabilité dans les virages.
La conduite en montagne présente des défis uniques qui peuvent réduire les capacités de traction d’un véhicule. Il est important de bien préparer son véhicule et d’adapter sa conduite pour assurer la sécurité et la performance sur ces routes exigeantes.
Report de charge
Le report de charge, ou transfert de charge, est une mesure réglementaire visant à optimiser la
capacité de traction d'un véhicule tracteur utilisé avec une remorque ou une caravane.
Points essentiels à connaître
Concept : le report de charge permet de redistribuer le poids entre le
véhicule tracteur et la remorque ou la caravane, ce qui peut autoriser le tractage d'une
charge plus lourde que la différence entre le PTRA (Poids Total Roulant Autorisé) et le PTAC
(Poids Total Autorisé en Charge) du véhicule tracteur.
Critères d'homologation : cette pratique n'est permise que si elle est
validée par le constructeur du véhicule. Les informations à ce sujet figurent généralement
dans le manuel technique.
Méthodologie : pour procéder à un report de charge, il est nécessaire de
:
Calculer la différence entre le PTRA et le PTAC du véhicule tracteur.
Ajuster le poids effectif du véhicule tracteur en respectant les limites imposées par
le constructeur et le PTRA total.
Incidences sur le permis : Si le report de charge permet de tracter
davantage, il peut aussi nécessiter une catégorie de permis plus adaptée (par exemple, passer
du permis B au permis BE), car la somme des PTAC peut dépasser les seuils autorisés pour
certaines catégories.
Considérations de sécurité : malgré sa faisabilité technique, il est fortement déconseillé
de surcharger le véhicule, afin maintenir une conduite sûre.
En outre, il est crucial de
respecter à la fois les directives du Code de la route et celles des constructeurs.
Code de la route
Selon l'article
R 312-2 du Code de la route, le report de charge est autorisé, à condition que
le poids réel de l'ensemble (véhicule tracteur + remorque) ne dépasse pas le PTRA du véhicule
tracteur.
Le non-respect des règles relatives au report de charge peut entraîner des conséquences
majeures :
Infractions légales : Vous pourriez être en infraction avec les lois encadrant les
PTAC et PTRA, ce qui peut donner lieu à des sanctions telles qu'amendes ou mesures
administratives.
Risques sécuritaires : Une surcharge ou une répartition inadaptée peut affecter la
stabilité de l'ensemble, augmentant les dangers lors du freinage ou en virage.
Dégradations mécaniques : Une utilisation non conforme peut accélérer l'usure des
pneus, des freins et de la suspension du véhicule.
Exclusions d’assurance : En cas d'accident, si le report de charge n'est pas respecté,
votre assureur pourrait refuser toute indemnisation.
Pour éviter ces désagréments, respectez les limites de poids et les recommandations du
constructeur. Si vous avez besoin d’aide pour comprendre ou calculer le report de charge,
Mise en oeuvre
Lorsque le poids total en charge (PTAC) + poids maximal remorquable (PMR)
est supérieur au poids total roulant (PTRA) indiqué sur le certificat
d'immatriculation (anc. Carte grise), il est possible d'effectuer un report de
charge.
Le report de charge désigne la répartition du poids entre l'essieu de la caravane et le véhicule
tracteur, souvent optimisée via un système d'attelage, comme une barre stabilisatrice ou un
dispositif de transfert de poids. Si le report de charge est correctement ajusté, il peut
améliorer la stabilité et la sécurité du véhicule lors de longs trajets.
Rappelons qu'il est strictement interdit de rouler en dépassant le PTRA
de l'ensemble Remorque + Tractrice. Cependant, si le PMR autorisé par le
constructeur va au-delà du PTRA, il suffit de limiter la charge utile de la
tractrice pour rester en règle.
Le report de charge doit être indiqué dans les caractéristiques
techniques du constructeur de la tractrice. Si ce report de charge n'est pas
indiqué, c'est que le constructeur ne l'autorise pas.
Le report de charge est à utiliser pour des courtes distances et
essentiellement pour les remorques (transport
de marchandises). C'est une facilité donnée par le constructeur, afin de
tracter un peu plus lourd sur une courte distance. Il est
à déconseiller fortement sur de longues distances ou avec une caravane. Quand
on est en vacances, on doit pouvoir voyager sans souci et en toute
sécurité, ce que ne permet pas le report de charge. Le report de charge avec une caravane peut être utilisé sur de longues distances, mais
cela dépend de plusieurs facteurs, comme le type de véhicule tracteur, le poids total de la
caravane (chargée), la répartition de ce poids, et les spécifications des équipements utilisés. Cependant, il estessentiel de vérifier que le véhicule tracteur est adapté à la charge prévue et que le système
d'attelage est réglé conformément aux spécifications du fabricant. De plus, sur de longues
distances, des facteurs comme l'usure des pneus, la consommation de carburant, et la fatigue du
conducteur doivent aussi être pris en compte
Exemple
Certificat de circulation (carte grise)
Toute remorque dont le poids total autorisé en charge est supérieur à 500
kg doit posséder une carte grise qui lui est propre. Celle-ci doit être
établie lors de la première mise en circulation. La caravane doit par
conséquent posséder une plaque minéralogique avec son propre numéro si son
PTAC est supérieur à 500 kg.
Si la remorque fait moins de 500 kg, elle doit
être identifiée par une plaque minéralogique portant le numéro du
véhicule tracteur.
Le tarif pour obtenir le certificat de circulation est de 13,76 €, quelle
que soit la région d'habitation du propriétaire, que la remorque/caravane
soit neuve ou d'occasion.
Depuis le 1er janvier 2021, le tarif des certificats d’immatriculation
pour les caravanes a baissé. Jusqu'alors, le tarif de la carte grise
correspondait à 1,5 cheval fiscal et dépendait donc de la région du lieu
d'habitation du propriétaire de la caravane. À cela s’ajoutait le
coût de fabrication du document et les frais d’acheminement. Le
certificat revenait donc à une somme entre 50 et 70 euros. Aujourd'hui, le coût
est identique dans toutes les régions et se monte à 13,76 €. Ce coût
inclut les différents frais, que le certificat soit émis pour une
remorque/caravane neuve ou une occasion.
Pour toute démarche concernant l'immatriculation d'une remorque ou
caravane, s'adresser au SIV (Service
d'Immatriculation des Véhicules de l'ANTS). Comme pour les voitures, les démarches se font exclusivement en ligne.
Vous pouvez passer par un des nombreux prestataire en carte grise, vous
paierez en plus des frais de prestation. Dans le cas d'une
caravane/remorque, ces frais seront généralement supérieurs au tarif légal
d'établissement d'une carte grise. Si vous savez aller sur le web et faire
des achats en ligne, faites-le vous-même ! C'est bien moins cher et c'est
facile. Utilisez le site officiel de l'administration (voir liens plus
bas).
Pour info, le genre (catégorie J.1 sur la carte grise) est RESP
pour une caravane et REM pour une remorque.
Le vendeur (entreprise concessionnaire) s'occupe généralement de
l'immatriculation de la caravane ou remorque, contre rétribution.
Les éléments suivants sont nécessaires à son établissement :
le Certification de Conformité Européen (CoC)
Un justificatif d’identité
Un justificatif de domicile datant de moins de 6 mois
Pour un achat à l'étranger il vous faudra en plus :
la facture d'achat. Pas besoin de quitus fiscal car une caravane ou
une remorque n'ont pas de moteur et l'achat se fait TTC (la TVA est
payée dans le pays d'origine et non pas en France). Vous
pouvez néanmoins payer la caravane hors-taxes à
l'étranger en le spécifiant au vendeur. Il vous faudra
ensuite demander le quitus fiscal auprès des services
des Impôts en France, puis de procéder à
l'immatriculation. Notez que dans certains départements,
la demande de quitus et la demande de certificat
d'immatriculation se font via un processus unique.
Achat d'occasion
La demande de certificat d'immatriculation doit se faire dans les 30
jours suivant l'achat/cession.
Pour immatriculer une caravane ou remorque (de plus de 500 kg), les éléments
suivants sont nécessaires :
Le certificat de cession de la caravane -
CERFA 15776
Un certificat de situation administrative
(auparavant : certificat de non-gage) attestant de la situation
administrative du véhicule -
HISTOVEC
Un justificatif d’identité et un justificatif de domicile.
Pour un achat à l'étranger, il vous faudra en plus : une
facture ou preuve
d'achat. Si le vendeur est un particulier, il mentionnera toutes les
infos concernant la caravane (modèle exact, numéro de châssis, nom
du propriétaire...)
ATTENTION : lors de l'achat d'une caravane ou remorque, cette dernière doit être
impérativement munie de son certificat d'immatriculation original (pas de
copie). Certains vendeurs peu scrupuleux revendent leur caravane sans
papiers. C'est strictement interdit et l'acheteur ne pourra pas faire
immatriculer sa caravane. Il s'agit le plus souvent de caravanes volées et
revendues. Dans ce dernier cas l'acheteur pourrait même être accusé de recel
(puni de 5 ans de prison et 375.000 euros d'amende). Si vous achetez
votre caravane d'occasion à l'étranger, le vendeur doit remettre à
l'acheteur le
Certificat de Conformité Européen d'origine (CoC). Si vous ne possédez
plus le certificat de d'immatriculation, il suffit d'en demander un duplicata sur le site de
l'ANTS.
L'article 1242 alinéa 1er du Code civil mentionne que l'on est
responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait,
mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit
répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde.
Assurance remorque
Si le PTAC de la caravane ou remorque est supérieur à 750 kg, elle doit
obligatoirement être assurée.
Si la caravane ou remorque fait moins de 750 kg, elle est assurée par le biais de
l'assurance de la tractrice. L'assurance responsabilité civile du véhicule
tractant suffit à couvrir les éventuels frais engagés par la remorque. Cependant, cela doit être mentionné dans le
contrat d'assurance et sur le certificat d'assurance ("REMORQUE JUSQUE
750KG"). Renseignez-vous auprès de votre assureur.
RAPPELS : Si votre caravane ou remorque a un PTAC supérieur
à 500 kg, elle doit avoir sa propre immatriculation.
Dans tous les cas, le véhicule tracteur doit lui-même être assuré pour
tracter une caravane ou une remorque.
[Extrait] Tout véhicule à moteur, toute remorque, à
l'exception des matériels agricoles ou de travaux publics, doit être aménagé
de manière à réduire autant que possible, en cas de collision, les risques
d'accidents corporels, aussi bien pour les occupants du véhicule que pour
les autres usagers de la route.
Notez que les arrêtés du 19 décembre 1958 et du 7 mai 1995 considèrent
que les boules d'attelage ne sont pas des objets pointus ou tranchants.
Il n'est donc pas obligatoire de les enlever lorsqu'on ne s'en sert pas.
Néanmoins, si la boule d'attelage cache tout ou partie de la plaque
numérologique du véhicule tracteur, il faudra retirer boule et/ou
attelage.
Rétroviseurs
[Extrait] Tout véhicule à moteur, à l'exception des
véhicules et appareils agricoles n'ayant pas de cabine fermée, doit être
muni d'un ou de plusieurs systèmes de vision indirecte, disposés de façon à
permettre au conducteur de surveiller de son siège la route vers l'arrière
du véhicule quel que soit le chargement normal de celui-ci et dont le champ
de visibilité ne comporte pas d'angle mort notable susceptible de masquer un
véhicule s'apprêtant à dépasser.
Les rétroviseurs additionnels ne sont donc obligatoires que si la
visibilité vers l'arrière de l'attelage n'est pas suffisante. C'est le cas
notamment lorsque la caravane ou la remorque est plus large que la
tractrice.
[Extrait] Toute remorque, dont le poids total autorisé en
charge excède : 1) Soit 1,5 tonne pour les remorques agricoles ou de
travaux publics ; 2) Soit 750 kg pour toute autre remorque ; 3) Soit
la moitié du poids à vide du véhicule tracteur, doit être équipée d'un
dispositif de freinage permettant son arrêt automatique en cas de rupture de
l'attelage pendant la marche.
Comme il n'existe aucun contrôle technique en France à ce jour pour les
caravanes, aucun contrôle ne peut être fait par les autorités concernant
l'efficacité du système de freinage.
Pneus
Le Code de la Route impose des règles précises concernant les pneus des caravanes et des
remorques pour garantir la sécurité routière. Voici les principaux points à retenir :
État des pneus : Les pneus doivent être en bon état, sans hernies,
coupures ou déformations. La profondeur des sculptures doit respecter la limite légale
minimale de 1,6 mm.
Pression : Il est essentiel de maintenir une pression correcte dans les
pneus pour éviter tout risque d'éclatement, notamment si la caravane ou la remorque est
chargée.
Indice de charge : Les pneus doivent être adaptés au poids total en charge
(PTAC) de la caravane ou de la remorque. Il faut s'assurer que l'indice de charge des pneus
correspond bien à ce poids.
Homogénéité : Les pneus d'un même essieu doivent être identiques en termes
de dimensions, de catégorie d'utilisation (hiver, été) et de structure (radiale ou diagonale).
Pneus spéciaux : Pour les caravanes, il est recommandé d'utiliser des
pneus spécifiques marqués "C" (pour "commercial") ou conçus pour supporter de lourdes charges
(voir ci-après)
Un pneu dit "renforcé" pour caravane ou camping-car est conçu
pour supporter des charges plus lourdes et des pressions plus
élevées que les pneus standard.
Voici quelques points clés :
Marquage :
Les pneus renforcés pour caravanes et camping-cars sont souvent
marqués par les lettres "C" (pour camionnette) ou "CP" (spécifique
aux camping-cars), "XL", Xload" ou "Extra Load" sur le flanc.
Structure : Ils ont une structure plus robuste, ce
qui leur permet de résister à des pressions de gonflage plus
élevées, souvent autour de 5,5 bars.
Stabilité et
Sécurité : Ces pneus offrent une meilleure stabilité et
sécurité, surtout lors de longs trajets avec des charges
importantes. Durabilité : Ils sont conçus pour
être plus durables et résister à l'usure supplémentaire causée par
le transport de charges lourdes.
Ces pneus sont essentiels
pour garantir une bonne tenue de route et une durabilité accrue sous
des conditions de charge élevées, que ce soit pour une caravane ou
un camping-car.
Pourquoi les utiliser ?
Comme les pneus renforcés sont plus solides et durables, ils sont
aussi moins propices à éclater. En outre, ils se déforment beaucoup
moins que les pneus standard. Ainsi, lors d’un stationnement
prolongé, de l’hivernage ou d’un stockage, il est parfaitement
inutile d’enlever les roues et de poser la caravane sur des
chandelles. La plupart des caravanes neuves sont aujourd’hui dotées
de ces pneus renforcés. Pour celles qui n’en sont pas encore
équipées, il est chaudement recommandé à leur propriétaire d’en
équiper leur roulotte préférée. Attention cependant à veiller à bien respecter l’indice de charge minimal indiqué par le constructeur de votre caravane pour garantir la sécurité et la performance de vos pneus.
Pour votre sécurité et celle des autres n'oubliez pas de
changer le train de pneus de votre caravane tous les 5 ans, même si
la caravane n'a pas parcouru beaucoup de kilomètres. Le caoutchouc
est une matière qui vieillit mal et qui se déforme aussi, notamment
si la caravane passe plusieurs mois en hivernage.
Règles de circulation particulières avec une remorque ou une caravane
Si la longueur de l'ensemble roulant (véhicule + remorque) est
supérieure à 7 m
Ceci est systématiquement le cas lorsqu'on tracte une caravane.
La distance de sécurité est de 50 m hors agglomération : lorsque des
véhicules dont la longueur dépasse 7 m, se suivent à la même vitesse, la
distance de sécurité est d'au moins 50 mètres.
Article R412-12 du Code de la Route
Sur les sections à trois voies, interdiction de rouler sur la voie de
gauche : lorsqu'une route comporte trois voies ou plus, affectées à un même
sens de circulation, il est interdit d'emprunter d'autres voies que les deux
voies situées le plus près du bord droit de la chaussée, sauf, en entravant
le moins possible la marche normale des autres véhicules, pour préparer un
changement de direction.
80 km/h sur les routes à caractère prioritaire et signalées comme telles.
Cette vitesse maximale est relevée à 90 km/h pour les véhicules dont le
poids total est inférieur ou égal à 12 t sur les routes à deux chaussées
séparées par un terre-plein central.
ou
80 km/h sur les autres routes. Cette vitesse maximale est abaissée à
60
km/h pour les véhicules articulés ou avec remorque dont le poids total est
supérieur à 12 tonnes.
Appliquer les 3 disques de ces vitesses à l'arrière de l'ensemble
roulant.
Pour un PTRA < 3,5 t il n'y a pas d'autres limitations de vitesse que
celles prévues pour une voiture seule. Cependant, il y a lieu de
respecter les vitesses limites indiquées par les panneaux réservés aux
véhicules avec remorque ou caravane. Sachez aussi que les caravanes
ont une vitesse limite à ne pas dépasser, pour laquelle elle a été
homologuée (généralement entre 90 et 100 km/h). Celle-ci est indiquée
sur le document technique ou le mode d'emploi de la caravane/remorque.
Spécificités des règles de circulation dans les autres pays d'Europe
Voici quelques différences notables entre la France et d'autres pays européens concernant la
conduite avec une caravane.
Limitations de vitesse
Allemagne : Pas de limite de vitesse sur certaines autoroutes, mais les caravanes sont
limitées à 80 ou 100 km/h selon leur homologation.
Italie : 80 km/h sur autoroutes pour les caravanes, 70 km/h sur routes principales.
Espagne : 80 km/h sur autoroutes et routes principales pour les ensembles dépassant 3,5
tonnes.
Royaume-Uni : 60 mph (96 km/h) sur autoroutes et routes principales, 50 mph (80 km/h) sur
routes secondaires.
Permis de conduire
Les règles pour les permis B, B96 et BE sont harmonisées dans l'Union européenne, mais
certains pays peuvent demander des documents supplémentaires pour vérifier le poids total
autorisé en charge (PTAC).
Équipements obligatoires
Suisse : Les chaînes à neige peuvent être obligatoires en hiver.
Pays nordiques : Les feux de jour sont obligatoires, même pour les
caravanes.
Italie : Un disque de limitation de vitesse doit être apposé à l'arrière
de la caravane.
Règles spécifiques
Autriche : Les caravanes doivent être équipées d'un système de freinage
si leur PTAC dépasse 750 kg.
Espagne : Les caravanes de plus de 12 mètres doivent respecter des
restrictions de circulation dans certaines zones urbaines.
Royaume-Uni : Les caravanes ne peuvent pas circuler sur la voie de droite
des autoroutes à trois voies ou plus.
5. Assurance
Certains pays, comme l'Allemagne, exigent une preuve d'assurance spécifique pour la
caravane.
Autres considérations
Routes de montagne : en Suisse et en Autriche, des restrictions peuvent
s'appliquer sur certaines routes en raison de la largeur ou de la pente.
Péages : en Italie et en Espagne, les caravanes peuvent être soumises à
des tarifs spécifiques.
Ces informations sont générales et peuvent varier selon les régions et les conditions locales.
Pour des détails précis, il est conseillé de consulter les réglementations locales ou des
ressources spécialisées comme
FFCC. Si vous avez une
destination spécifique en tête, je peux vous aider à approfondir !